Le site de la « Tourbière et landes des Recours » est situé au coeur du plateau de Millevaches, sur les contreforts du Massif Central, dans le département de la Corrèze. D’une superficie totale avoisinant 154 ha, il s’étend sur les communes de Meymac et Saint-Merd-les-Oussines (19) et présente une topographie marquée qui s’échelonne entre 820 et 900 m d’altitude.

Le périmètre d’étude s’intègre dans un réseau assez dense de sites du Conservatoire qui compte de nombreuses parcelles en maîtrise d’usage ou foncière. Situé sur le Parc Naturel Régional (PNR) de Millevaches en Limousin, il est également couvert par deux sites Natura 2000 : la Zone Spéciale de Conservation (ZSC) des « Landes et zones humides de la Haute Vézère » et la Zone de Protection Spéciale « Plateau de Millevaches ».

Le site est caractérisé par un fond tourbeux ceinturé de puys pour partie plantés de résineux. On note toutefois la présence de quelques landes sèches dont certaines sont menacées de fermeture, tandis que d’autres, plus stables, offre un magnifique panorama en période de floraison des callunes.

Figurant parmi les sites historiques du Conservatoire qui y mène des actions depuis 1997, il est doté d’un plan de gestion quinquennal (2019-2023 ; 3ème génération) pour la richesse des milieux et des espèces qu’il abrite. Il dispose également d’un patrimoine bâti typique, vestiges des activités passées.


Début janvier, 5 étudiants de BTS GPN 2ème année au lycée agricole de Neuvic ont procédé à la restauration d’une cerbe (petite pièce d’eau empierrée) dans le cadre d’un projet tutoré, permettant d’allier la restauration du petit patrimoine bâti et la biodiversité.

Comme le montre les photos, le travail à réaliser était considérable ! Après une phase de diagnostic menée par les étudiants durant l’automne, ces derniers ont procédé au curage de la cerbe à l’aide de pelles et de seaux pour évacuer les sédiments accumulés depuis… au moins 60 ans ! La seconde étape a consisté à remonter le mur effondré tout en veillant à restaurer l’exutoire de la pièce d’eau pour en assurer l’évacuation de l’eau. Enfin, pour faciliter le cheminement des espèces, notamment des amphibiens, une berge a été adoucie. Place désormais à la colonisation de la faune et de la flore.

En attendant, le travail des étudiants n’est pas terminé ! La seconde partie de leur mission consiste à préparer une animation visant à mettre en évidence la complémentarité entre l’aspect patrimonial et l’intérêt écologique de ce petit patrimoine bâti. La date de cette sortie est fixée au 1er mars 2022. Les personnes intéressées de participer peuvent prendre contact avec le chargé de missions du site !

D’ores et déjà le Conservatoire remercie les étudiants pour leur investissement et leur travail dans ce projet !

Ce projet a été financé dans le cadre de l’animation du plan de gestion du site par :

En partenariat avec le Lycée Henri Queuille de Neuvic.