La stratégie nationale des aires protégées (SNAP), publiée en 2021, ambitionne de protéger 30 % du territoire national et des eaux maritimes d’ici 2030, dont 10 % en protection forte.

La stratégie nationale des aires protégées (SNAP), publiée en 2021, ambitionne de protéger 30 % du territoire national et des eaux maritimes d’ici 2030, dont 10 % en protection forte.

Il ne s’agit pas pour l’Etat de créer un nouvel outil mais de labelliser « zone de protection forte » (ZPF) une zone ou une partie de zone protégée déjà existante, dont le niveau de gestion permet d’assurer un « haut degré de conservation de la nature ».

Il existe deux manières de labelliser une zone géographique en ZPF : de façon automatique ou au cas par cas.

Au Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine, les ZPF automatiques concernent 2 catégories d’espaces : les APPB et les Réserves naturelles.

Avec la DREAL, le Conservatoire a monté en mars 2026 un dossier de labélisation ZPF au cas par cas sur 10 sites différents du Conservatoire. Les critères retenus étaient une variété de surface, de milieu, de type de Maîtrise Foncière et d’Usage (dont Mesures Compensatoires), de pression et de document de gestion. Ceci afin que le CSRPN notamment, qui donnera son avis sur les sites proposés, ait un aperçu de la diversité des sites gérés par le CEN.

Les 10 sites retenus : Chaumes des cothiers (16), Bois sur pente de la Vieille Eglise (19), Airial de lasbordes (40), Vallée de Gavaudun et grotte de Ganos (47), Bois d’Holzarté (64PB), Vallon du Clamondé et de la Leire (64B), Vallon du Manas (64B), Vallée sèche de Bourdigal (79-86), Grandes Brandes de Lussac (86), Suquet de la Grolle – le Mont à Eymoutiers (87), totalisent environ 610ha.

Ils ont donc fait l’objet du remplissage d’une fiche par les chargés de missions, avec de nombreux items permettant de démontrer que sur ces sites,  les pressions engendrées par les activités humaines susceptibles de compromettre la conservation des enjeux écologiques sont absentes, évitées, supprimées ou fortement limitées, et ce de manière pérenne, grâce à la mise en œuvre d’une protection foncière, d’une réglementation ou d’une gestion adaptée, associée à un contrôle effectif des activités concernées.

Cette labélisation permettra une reconnaissance au niveau national du travail réalisé par les équipes du Conservatoire.

Les avis du CSRPN et décisions de la DREAL sont attendus pour la fin de l’année.

Emilie Fumey

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