De belles surprises à Firbeix (24)

De belles surprises à Firbeix (24)

Dans le cadre de l’élaboration de la notice de gestion du site Vallée de la Haute Dronne, des inventaires mammifères ont été réalisés cette année.

Onze espèces de chauves-souris ont été identifiées grâce aux enregistreurs automatiques disposés sur les différents milieux. Un cortège diversifié d’espèces a été contacté : Sérotine commune (Eptesicus serotinus), Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus), Murin de Daubenton (Myotis daubentonii). Certaines espèces présentent un taux d’activité fort à très fort sur le site, notamment, les oreillards (Plecotus sp.), la Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) ou la Noctule de Leisleir (Nyctalus leisleri), laissant envisager pourquoi pas la présence de gîtes arboricoles sur le site.

Des pièges photos ont été installés le long de la Dronne pendant plusieurs semaines. Si nous espérions quelques vidéos de loutres et de loutrons (l’espèce est bien présente sur ce tronçon du cours d’eau), nous avons eu l’agréable surprise d’observer furtivement le Putois d’Europe (Mustela putorius, validation effectuée par Frédéric Chiche de Vya Natura) et surtout un adulte de chat forestier avec son jeune. L’espèce semble bien fréquenter le site puisque plusieurs prises de vue ont été réalisées, à différents endroits et sur plusieurs jours.

Les observations les plus crédibles de cette espèce si discrète en Nouvelle-Aquitaine se concentrent dans les Pyrénées, le plateau de Millevaches en Limousin et le quart nord-ouest de la Dordogne. Il faut dire que le contexte paysager correspond parfaitement à ses exigences écologiques (large couvert forestier, mosaïque de milieux et faible densité routière).

La présence d’un adulte accompagné d’un jeune constitue un indice particulièrement intéressant, suggérant une reproduction locale ou à proximité immédiate du site. Bien que le statut du Chat forestier reste encore mal documenté en Nouvelle-Aquitaine en raison de sa discrétion et des difficultés d’identification avec certains chats domestiques, ces observations viennent renforcer l’intérêt écologique de la vallée de la Haute Dronne.

Les résultats de ces inventaires nous confortent dans l’idée que la vallée de la Haute Dronne joue un rôle prépondérant dans la préservation de certaines espèces. Nul doute que les prochains suivis continueront de révéler de belles surprises dans ce secteur préservé de la Dordogne.

Nolwenn Quero

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