Bouturage de saules sur l’Ozon de Chenevelles restauré (86)

Bouturage de saules sur l’Ozon de Chenevelles restauré (86)

Suite aux travaux de remise en fond de vallée et de reméandrage de l’Ozon de Chenevelles et du Badard menés entre août et octobre 2025 par le Syndicat Mixte Vienne et Affluents (voir article du 09/10/2025), des boutures de saules ont été plantées fin décembre avec l’aide de lycéens.

Maintenir les nouvelles berges

Sur les 1.4 km de cours d’eau restaurés, les boutures ont été plantées sur 250 mètres linéaires à des endroits stratégiques, là où les berges sont les plus fragiles : bouchons de l’ancien lit, méandres très serrés où le cours d’eau risque de couper tout droit, passages à gué, confluence du Badard et de l’Ozon.  

Le maintien des berges entre en concurrence avec la nécessité de garder de portions de cours d’eau ouvert. En effet, l’Agrion de mercure qui affectionne les tronçons ensoleillés est présent dans le secteur et pourrait recoloniser la zone humide restaurée.

Matériel et méthode

Les boutures ont été préparées par la régie du syndicat de rivières quelques jours avant le chantier, en récoltant localement un mélange de Saules blanc (Salix alba) et et de Saules roux (Salix atrocinerea). Les boutures mesuraient 50 à 70 cm avec un diamètre de 1 à 5 cm.

Les boutures ont été implantées sur 2m de large le long du cours d’eau, avec 2 boutures par m². Un pré-trou a été fait à l’aide d’une barre à mine pour les plus grosses branches. Elles ont été enfoncées de 30 cm avec une massette, en veillant à bien diriger les bourgeons vers le haut pour respecter le sens de circulation de la sève dans la bouture et garantir sa reprise. Les boutures ont été recepées en biseau en laissant au moins trois bourgeons.

Le CEN Nouvelle-Aquitaine et le syndicat de rivières attendent avec impatience le printemps pour estimer l’impact des crues de l’hiver sur le tracé de l’Ozon et pour apprécier le taux de reprise des saules.

Premier chantier en milieu naturel

Le chantier a été réalisé avec des élèves du lycée agricole de Thuré, en Bac pro aménagements paysagers. Les milieux naturels ne sont pas les terrains d’apprentissage habituels dans cette formation. Ce chantier leur a offert une ouverture vers d’autres métiers possibles après leur formation. Il s’agissait d’une première collaboration du CEN Nouvelle-Aquitaine avec le lycée professionnel agricole de Thuré. Merci aux élèves et à leurs enseignants !

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