Les trésors vivants des pelouses calcicoles (24)

Les trésors vivants des pelouses calcicoles (24)

Imaginez un tapis doré sous le soleil de Dordogne, où l’air vibre du chant des cigales et où chaque brin d’herbe cache une surprise. Les pelouses calcicoles, ces milieux secs et ensoleillés qui colonisent les sols calcaires, sont de véritables oasis de biodiversité. En seulement un mètre carré, on peut y croiser jusqu’à 80 espèces végétales différentes ! Ces espaces, souvent méconnus, sont de véritables joyaux naturels.

Cette année, le CEN Nouvelle-Aquitaine a sillonné les coteaux calcaires de la vallée de la Vézère, du causse de Daglan et de la vallée du Céou pour évaluer leur état de conservation. Entre les relevés floristiques et les observations naturalistes, une question nous trotte dans la tête : qui vit ici ?

Voici quelques-unes des espèces floristiques et faunistiques que nous avons eu la chance de croiser, avec quelques anecdotes surprenantes. Prêts à découvrir leurs secrets ? Suivez ce lien !

Pourquoi ces pelouses sont-elles si importantes ?

Les pelouses calcicoles sont des écosystèmes fragiles menacés par l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles (comme le pâturage extensif), qui permettent la reprise de la colonisation ligneuse et réduisent les surfaces ouvertes. À l’inverse, l’intensification agricole (prairies artificielles, amendements, irrigation) entraîne un enrichissement des sols, un tassement et une banalisation de la flore, favorisant les espèces généralistes. Ces perturbations s’ajoutent à l’artificialisation des sols, au morcellement des parcelles et à la pression foncière, qui isolent les populations d’espèces spécialisées et altèrent leur résilience.

Pourtant, les pelouses calcicoles abritent des espèces protégées et/ou patrimoniales et des paysages uniques, façonnés par des siècles de pastoralisme. Elles jouent un rôle écologique clé en stockant du carbone, en limitant l’érosion et en favorisant la présence d’espèces rares spécialisées.

En protégeant ces milieux, c’est toute une chaîne de vie que l’on préserve.

Et vous, avez-vous déjà croisé l’une de ces espèces lors de vos balades ?

Jeanne Fouillet, stagiaire

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