Botanistes et sonneurs à Brive (19)

Du 24 au 29 mai, une association nantaise de botanistes est venue découvrir les richesses floristiques du Bassin de Brive. Afin de leur offrir l’expérience la plus complète de ce territoire, ce sont succédés plusieurs animateurs et spécialistes sur différents secteurs et thématiques. Coteaux d’Ayen, Puy Lagard, Puy de Fournet, Cascades de Gimel, Désert de Chèvrecujols, Vallée de Planchetorte…autant de lieux emblématiques de ce territoire diversifié qui ont pu être présentés à ces botanistes passionnés et dépaysés. Les sites du Conservatoire ont ainsi été mis à contribution et les journées ont été intenses. La semaine caniculaire n’aura pas eu raison de la motivation de ces botanistes avides d’en connaître chaque jour un peu plus sur la biodiversité floristique du Bassin de Brive.
Deuxième évènement notable de ce mois de mai : le 28 mai, à la faveur du crépuscule, une douzaine de participants se sont réunis dans le cadre d’un inventaire participatif des amphibiens de la Vallée de Planchetorte. Cette animation a été conduite par le CEN et son partenaire privilégié à Brive, le Jardin Sauvage. La période tardive de cet inventaire ciblait une espèce remarquable et tardive, le Sonneur à ventre jaune pour qui des mares ont été creusées dans la Vallée en fin d’hiver 2026. Une mare a pu être inventoriée et les espèces communes d’amphibiens, observées et décrites. Malheureusement, les fortes chaleurs des semaines précédentes couplées à un déficit hydrique n’ont laissé que des filets d’eau dans les mares du secteur, la plupart étant même à sec.
Qu’à cela ne tienne, afin d’offrir la meilleure expérience au public présent, un convoi inopiné a été organisé en direction du Puy Laborie où le Sonneur est connu, mais sans indice de reproduction avéré. Une décision judicieuse puisque ces petits crapauds n’ont pas déçu les participants : 16 individus ont été comptés sur l’ensemble des « gouilles » (petites dépressions humides), avec des comportements indicateurs de reproduction (amplexus entre individus, chants). Afin de confirmer cette hypothèse, le Puy Laborie a été visité de nouveau une semaine plus tard et, cette fois-ci, y ont été observés pontes et têtards dans plusieurs gouilles, ce qui atteste la reproduction de l’espèce et la qualité de l’habitat restauré.


Ces gouilles ont déjà été décrites dans de précédents articles et sont le résultat de travaux de restauration et de chantiers bénévoles entrepris les 3 années précédentes. Une preuve réjouissante que les actions entreprises par le Conservatoire peuvent avoir un impact direct et rapide sur la dynamique de certaines espèces.


