Travaux de restauration et retour du pâturage aux Rochers de Clamouzat, Faux-la-Montagne, 23

Le site des Rochers de Clamouzat, à Faux-la-Montagne, en Creuse, est réputé pour sa grande dalle de granite de plus de 200 mètres de longueur entourée de landes sèches, pelouses, bois feuillus et milieux tourbeux. C’est l’un des 13 sites classés de la Creuse. Les premières acquisitions du Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine datent de 2006. En 2026, la maîtrise foncière atteint plus de 70 ha.
Le site a connu ces dernières années une petite phase d’abandon suite au départ de l’ancien agriculteur. Depuis 2025, le site a retrouvé sa vocation agricole et pastorale. Mickael Norberg, éleveur déjà installé dans le village voisin de Mercier Ferrier, à Faux-la-Montagne, a quitté une partie de ses terrains d’estive dans les Alpes pour se recentrer à Clamouzat. Ce transfert a été une aventure surtout administrative, mais qui s’est finalement bien passée grâce au soutien de l’Association pour le Pastoralisme sur la Montagne Limousine (APML), du Conservatoire d’espaces naturels et du PNR de Millevaches en Limousin.

Passage au broyeur – © Entreprise Régis Lecomte
Le Conservatoire a mis une cinquantaine d’hectares à sa disposition via la signature d’un commodat. Des travaux d’envergure ont aussi pu être réalisé. Un parc de pâturage de 3ha, au cœur du site a remplacé l’ancien, complètement délabré. Des travaux de broyage (12 ha répartis sur l’ensemble du site), mais dont le plus gros n’a eu lieu que durant l’automne 2025, ont permis de regagner sur les genêts colonisateurs. La fougère aigle, particulièrement haute et bien implantée dans les zones sèches pourra être beaucoup plus facilement débroussaillée. L’estive 2025 a été assez éprouvante pour l’éleveur mais 2026 devrait se passer beaucoup mieux !

Installation de la clôture fixe par l’équipe technique du CEN Nouvelle-Aquitaine
Tous ces travaux ont été réalisés par l’équipe travaux du Conservatoire, et ses prestataires (Entreprise Lecomte, et la structure d’insertion Banque de Mob) grâce aux Fonds vert, l’Agence de l’eau Loire Bretagne et la Région Nouvelle-Aquitaine (CTMA Vienne amont), ainsi qu’au Département de la Creuse. Et sans oublier bien sûr Mickael Norberg !





