Restauration de prairie de fauche, étape 1 : gérer les Espèces exotiques envahissantes (EEE) ! (64)


Le 29 janvier dernier, 25 élèves de la Seconde Nature Jardin Paysage Forêt du Lycée Agricole d’Oloron Sainte-Marie sont une fois de plus venus aider à la restauration d’une prairie mésophile acquise récemment par le Conservatoire, au sein du site CEN et Espace naturel sensible des Zones humides de la Vallée de l’Aubin, à Doazon.
Après plusieurs années d’abandon agricole, le Buddléia de David (Buddleja davidii, cf. photo) a colonisé plus d’un tiers de la prairie (4000m² environ) au détriment du cortège floristique prairial. Quelques pieds d’Herbe de la Pampa (Cortaderia sp.) et de Laurier palme (Prunus laurocerasus), s’installaient aussi tranquillement sur le site.
A l’aide de pelles, pioches, tronçonneuse et sécateurs de force, les élèves ont arraché plus de 150 plants de Buddléia ainsi que les autres EEE. Ils ont réalisé du débroussaillage sélectif pour contenir les ronciers et tester de la taille en têtard sur les plus gros sujets de Saules.


Ce premier chantier école sur cette parcelle permettra de réaliser l’étape 2 en 2026 : le broyage de restauration de la prairie, pour mise à disposition de la parcelle à l’éleveur de bovins voisin. Quelques bosquets de Saules marsault (Salix caprea) seront conservés. Un pâturage automnal devrait avoir lieu cette année, mais l’objectif à terme est de retrouver une parcelle de fauche. En fonction de la diversité du cortège floristique prairial retrouvé d’ici quelques saisons de végétation, un semis de semences locales sera peut-être nécessaire pour permettre un fourrage intéressant pour l’éleveur.
L’après-midi, les élèves ont pu découvrir le complexe de zones humides du site : landes humides, mare, prairie inondée, et les ceintures de végétation qui bordent le Lac de Doazon et abritent la discrète Cistude d’Europe. Ils ont pu participer concrètement à l’amélioration des connaissances du site par :
- l’observation d’épreintes de Loutre d’Europe, découverte sur le site en 2024,
- la prospection d’indices de présence du Campagnol amphibie, dont la présence est suspectée sur le site depuis quelques mois, suite à une photo prise par un piège photo.

Les chantiers avec cette formation sont réguliers sur différents sites du Conservatoire et Espaces naturels sensibles, ce sont toujours des bonnes journées, conciliant pédagogie, efficacité et convivialité !
Merci aux élèves et enseignants pour leur motivation et leur participation à la préservation de cet espace naturel
Sarah Cocquerez
Cette action s’est déroulée dans le cadre de l’animation du site CEN, labelisé Espace naturel sensible, grâce au soutien financier de




