Comptage Wetland 2026 : les oiseaux d’eau de Charente-Maritime sous observation (17)

Le 19 janvier, l’équipe du CEN Nouvelle-Aquitaine s’est mobilisée pour le comptage Wetland en Charente-Maritime, l’inventaire annuel des oiseaux d’eau hivernants. Cet événement d’envergure mondiale permet de suivre l’évolution des populations d’oiseaux d’eau au fil du temps et d’alerter sur les tendances écologiques aux échelles locale, nationale et internationale.

Pour cette édition 2026, comme chaque année, le groupe s’est divisée en deux afin de couvrir les sites de comptage attribués au CEN Nouvelle-Aquitaine : la réserve de chasse de Mérignac sur le marais de Brouage (267 hectares) et une partie du domaine public fluvial le long de l’estuaire de la Gironde, entre Meschers-sur-Gironde et Mortagne-sur-Gironde (850 hectares). Ces deux sites ont des milieux et des environnements très différents.
Dans des conditions météorologiques d’observations non-optimales, avec du brouillard et de la pluie en début de suivi, les comptages ont permis sur l’estuaire de la gironde d’inventorier 41 espèces pour un total de 4 859 individus, tandis que sur le site de Brouage, 22 espèces ont été identifiées pour 849 individus (voir tableaux).
Selon les sites et les espèces, certains effectifs sont en hausse par rapport à 2025, comme l’Ibis falcinelle sur le site de Brouage ou le Courlis cendré sur l’estuaire, tandis que d’autres montrent une diminution, en particulier les anatidés (Sarcelle d’hiver et Canard souchet). Globalement, la tendance à long terme indique une baisse des populations sur ces sites, expliquée par plusieurs facteurs, tels que l’évolution des habitats ou les conditions météorologiques du jour et du mois précédant l’inventaire, les niveaux d’eaux ou les dérangements liées aux activités de loisir qui influencent les déplacements des oiseaux.

Chaque année, ce comptage constitue une occasion précieuse de mieux comprendre les sites suivis, d’améliorer les connaissances pour une gestion adaptée et d’ajuster les actions de protection. Grâce à l’implication du CEN, des autres associations partenaires et des bénévoles, les données collectées alimentent un suivi scientifique rigoureux, contribuent à la préservation de ces milieux fragiles et offrent des clés de compréhension pour les gestionnaires d’espaces naturels.




