Le Conservatoire atteint les 1 000 hectares en propriété en Charente-Maritime (17)

Le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Nouvelle-Aquitaine franchit une étape majeure de son histoire avec l’atteinte de 1 000 hectares en propriété en Charente-Maritime. Ce cap symbolique a été dépassé le mardi 31 mars 2026, à l’occasion de l’acquisition de 43 hectares, issus d’une rétrocession à l’euro symbolique consentie par le carrier Imerys, en accord avec la doctrine mesures compensatoires du CEN Nouvelle-Aquitaine.

Cette acquisition vient clore un long chapitre entamé il y a plus de trente ans, avec la première acquisition réalisée en 1995 dans les marais de Saint-Augustin. Depuis, le CEN Nouvelle-Aquitaine a progressivement constitué un réseau de sites naturels représentatifs de la diversité des paysages charentais-maritimes : marais de Brouage, bassin de la Seudre, marais Poitevin, mais aussi une mosaïque de divers habitats (coteaux calcaires, boisements secs ou humides, landes…) répartis dans l’ensemble du département. Des phases d’acquisitions plus importantes ont également marqué l’histoire récente de l’antenne, notamment en Haute-Saintonge, rendues possibles notamment grâce à des projets de mesures compensatoires.
Cette stratégie foncière s’est construite dans la durée et en étroite concertation avec les partenaires fonciers du territoire : principalement le Conservatoire du littoral, le Département de la Charente-Maritime, l’Établissement public du Marais Poitevin et, bien sûr, la SAFER départementale, dans le cadre d’une convention structurante.
Ce cap des 1 000 hectares est aussi l’occasion de saluer l’engagement de l’ensemble des salariés de l’antenne, qui, au fil des années, ont contribué par leur expertise, leur implication et leur travail de terrain à bâtir et faire vivre ce patrimoine naturel.
Si ce seuil marque une étape forte, il ouvre surtout un nouveau chapitre. La dynamique foncière du CEN Nouvelle-Aquitaine en Charente-Maritime demeure active, avec l’ambition poursuivie de préserver et restaurer durablement les espaces naturels et la biodiversité associée.
Emeline Regnault

